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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 17:01

Ça y est. Mon puits est à sec, la sécheresse est  là. 

Ce puits a tout une histoire. 

Quand nous avons acquis notre nouvelle (mais ancienne) maison, l'ancien propriétaire nous avait dit "Il y a un puits sur le terrain, mais je ne sais pas où, je ne l'ait jamais vu." 

Les voisins avaient confirmés.  En nous disant aussi que lorsque le pluvial avait été creusé dans la rue, cela avait fait descendre le niveau des nappes phréatiques. Peut être la raison de la disparition du puits ?

Accolé à un mur, une vieille pompe à bras nous faisait signe...

 

Alors, nous avons cherché, fait des sondages, mais rien. Finalement, nous avons décidé de percer la chape de béton au pied de la pompe pour suivre le tuyau de plomb.

C'est une chape épaisse, bien solide, et en progressant mètre par mètre nous avons trouvé le point précis où le tuyau passait d'une progression horizontale à une verticale.

La chape, une fois défoncée sur un mètre carré, nous à dévoilé une grande pierre circulaire, genre meule de moulin. 

 

Impossible de la déplacer : elle devait peser au moins deux cents kg. Nous l'avons donc fragmenté à la perforatrice. Et dessous, surprise, une margelle circulaire en brique, manifestement un puits. Mais un puits remplit à raz bord de gravats...

 

Seau à seau nous les avons extraits. Impossible d'utiliser une pelle normale, le manche est trop long dans ces espaces étroits, j'ai réquisitionné les pelles de plage des fistons.

Les parois du puits se sont peu à peu dévoilées. D'abord bâties avec des briques incurvées posées sur champ, puis de petites briques. Enfin, vers 4m de profondeur, la terre à commencé à être humide, et enfin, j'ai pataugé dans la boue.

Alors que je piochait dans le limon, je voyait les filets d'eau claire sourdre.

Le bas du puits repose sur des poutrelles en bois. Après avoir dégagé une vingtaine de centimètre (la hauteur de mes bottes) je me suis arrêté.

Une galerie photo de l'aventure est là

Il faudrait maintenant aller plus profond pour dégager un bon mètre cube de réserve d'eau, mais les puisatiers contactés nous ont pris pour des Américains...

J'ai profité qu'il soit à sec pour y descendre à nouveau et retirer quelques centimètres de limon.

 

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 17:17
Ça y est, mes pieds de tomate donnent à plein. Nous avons mangé la première aux alentours du premier Juillet mais maintenant c'est un petit saladier que je récolte chaque soir.
Comme chaque année, j'ai choisi des tomates cerises : pourquoi cerises ? Non pas parce qu' elles ont la forme et la couleur du fruit, mais parce qu'elles sont aussi sucrées, voire plus ! Un délice.

Il y a quelques mois, j'avait poussé un petit coup de gueule à propos de la qualité des fruits et légumes sur nos marchés. Actuellement c'est un peu mieux, il y a apparemment sur-production et les prix tombent à des niveaux acceptables. Malheureusement la qualité gustative n'est toujours pas au rendez vous...

Le melon, est le roi de l'été, particulièrement le Jaune Charentais avec sa jolie résille sur l'écorce. Il est dense, bien sucré et surtout très parfumé. Il est d'ailleurs convié à notre table plusieurs fois par semaine...

L'abricot est très irrégulier. Deux fois sur trois, malgré un aspect bien doré, il est limite mangeable et finit en clafoutis.

Enfin, mon fruit de prédilection, la pêche jaune. C'est à peine correct. Une ou deux fois, je suis tombé sur un fruit à peu prêt comestible. Et pourtant, j'évite les pêches présentés en pyramides, on est sur de tomber sur des pommes de terre déguisées, je fais mon choix dans les plateaux. Mais, même là, c'est vraiment décevant.

Je lit de ci, de là, que la production de fruits est en crise et que c'est la faute aux marges de la grande distribution. C'est certainement en grande part vrai. Je me pose simplement la question de savoir si le problème à la base n'est pas un mépris du consommateur, vendre un produit attirant mais immangeable n'est il pas une fourberie ? Et qui va se faire prendre deux fois ?

Sur le marché à coté de chez moi, que l'on appelle le marché Cristal, une productrice vends les tomates de son jardin, tomates jaunes, noires, allongées, non calibrées, deux fois plus cher que les tomates de serre et apparemment son commerce marche plutôt bien. Peut être un exemple à suivre ?
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Didier Guillion - dans Humeur
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 16:23



J'adore la gastronomie Italienne. C'est une cuisine comme je l' aime : des ingrédients simples qui, savamment associés, donnent des plats économiques, colorés et savoureux.
Depuis que j'ai une machine à pâtes,  les fistons se battent pour savoir qui va tourner la manivelle pour produire tagliatelles ou spaghettis "maisons".
Aujourd'hui, je me suis lancé dans les pâtes farcies : des demi-lunes Roquefort et Noix.
Comme toujours j'ai essayé de simplifier la recette au maximum, je sais pertinemment que si la mise en oeuvre est trop contraignante, je ne referait pas le plat, même s'il est bon.
Le pétrissage de la pâte se fera donc à la machine à pain...

Pour la pâte, il faut :

250g de farine
2 oeufs
un peu d'eau

Cela va donner environ 24 demi lunes.

Placer le tout dans la machine à pain, lancer le programme "pétrissage" et laisser tourner 20 mn. Au début, ajouter si nécessaire un peu d' eau pour que la boule se forme.

La pâte doit être ferme et sèche sous le doigt.

Couper une tranche d' un centimètre et la placer entre les rouleaux ouverts au maximum.

On obtient un disque

Que l'on plie en deux

Et on le repasse dans la machine et ce, 8 fois en tout.
Une fois cela fait, fariner le disque, et le glisser entre les rouleaux que l'on rapproche à chaque fois d'un cran jusqu'à obtenir une pâte correctement abaissée.


Maintenant pour la garniture, il faut :

50 g de Roquefort
3 Vaches Qui Rit
16g de cerneaux de noix
une pincée d'herbes de Provence
poivre du moulin

Hacher finement les noix


Dans un bol, mettre la Vache qui Rit et le Roquefort.

Faire fondre au micro-onde 30 secondes.
Ajouter les herbes de Provence, le poivre, les noix, mélanger.

Disposer la valeur d'une cuillère à café sur la pâte.

Badigeonner d'eau au pinceau.

Souder avec le doigt.

Découper à la roulette.

Réserver sur une planche farinée.

Cuire 10mn à l'eau bouillante salée.

Servir avec parmesan râpé et sauce tomate.

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 16:27


C'est le plat préféré de mon grand. Invariablement quand je lui demande "Que veut tu manger ce soir ?", j'entends "Un risotto aux fruits de mer !!!".
Bon, les puristes vont gueuler, je ne cuisine pas moi même mes moules ou palourdes, je ne vais même pas les pécher, je les prends surgelées... Et pour le riz, c'est le riz rond qui me sert à faire le riz au lait... Honte sur moi, mais j'ai tout cela sous la main.
L'astuce, c'est la cuisson lente du riz, en ajoutant petit à petit le bouillon de poule, le riz ne doit jamais être noyé, jamais sec.

Pour 4 personnes il faut :


200 g de riz rond
750 g d'eau
1 cube de bouillon de poule
1 oignon
1 dose de safran
2 cs de crème fraîche épaisse
400 g de fruits de mer surgelés
2 gousses d'ail
1/4 de botte de persil plat
25 cl de vin blanc sec
poivre du moulin
huile d'olive

Faire chauffer l'eau au micro-onde et y dissoudre le cube de bouillon.
Passer les fruits de mer une minute sous l'eau chaude pour les dégeler et égoutter.

Ciseler le persil.

Hacher finement l'ail.

Dans une poêle, avec un peu d'huile d'olive, finir de dégeler les fruits de mer à feu vif. Enlever l'excédent d'eau.

Ajouter la persillade aux fruits de mer et mouiller avec un peu de vin blanc.
.
Continuer à cuire et à ajouter le vin blanc jusqu'à totale évaporation. Réserver.

Hacher grossièrement l'oignon et le faire revenir dans de l'huile d'olive.

Ajouter le riz et remuer jusqu'à ce qu'il commence à devenir translucide. C'est très rapide.

Mouiller avec un peu de bouillon. Ajouter le safran, poivrer.
Cuire 20 mn à feu doux en remuant sans arrêt, dès que le bouillon est évaporé, en ajouter un peu.

Au bout de 15mn, incorporer les fruits de mer.

Dans la dernière minute, ajouter la crème fraîche.

C'est une recette qui se prête à de nombreuses variations. Parfois, je remplace le safran par une cuillère à café de curry. Ou je prends du riz basmati. Ou je ne met ni ail, ni persil. Mais la crème fraîche toujours, elle donne un coté crémeux qui, à mon goût est irremplaçable.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 18:14




En plein centre de Toulouse, place Victor Hugo, une petite boutique fort sympathique se spécialise dans les accessoires pour la cuisine. On y trouve également un choix d'épices assez impressionnant.
Elle s'appelle TOC, "Trouble Obsessionnel Culinaire". J'y suis entré plusieurs fois, juste pour le plaisir des yeux, mais cette fois ci j'ai craqué pour des moules à madeleine en silicone.

Pour ce genre de petits gâteaux, le dosage de la levure est très important. La madeleine doit bien gonfler sans que l'arrière goût de levure perdure.

Pour une trentaine de madeleines :

100 g de beurre
4 oeufs
175 g de sucre,
225 g de farine,
5 g de levure chimique
une pincée de sel
4 cs de parfum citron

Commencer par faire fondre le beurre (45 sec au micro-onde) et le laisser refroidir.
Dans un cul de poule, mélanger le sucre et les oeufs.

Battre au fouet jusqu'à ce que cela forme le cordon.
Incorporer la farine tamisée avec la levure et le sel.

Ajouter le parfum citron et le beurre.
Laisser reposer une bonne heure au réfrigérateur.
Remplir les moules au 3/4 et cuire 10mn à 220°C, chaleur tournante.

La madeleine doit être bien bombée au centre.

Démouler et laisser refroidir sur grille.
Sur une plaque, j'ai saupoudré des "drops" de chocolat avant d'enfourner, c'est pas mal...

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 16:27

Une recette toute simple mais qui fait sensation par sa présentation.  La salade est servie dans une galette de sarrasin en forme de bol que l'on peut manger également.

Tout d'abord, il faut préparer les galettes :

250 g de farine de sarrasin
2 oeufs
1/2 cc de sel
1 cs d'huile d'arachide
1/2 litre d'eau

Faire un puits dans la farine, y casser les oeufs, ajouter l'huile, le sel, mélanger au fouet. Ajouter l'eau petit à petit tout en fouettant.
Laisser reposer deux heures au réfrigérateur.
Verser une louche de pâte dans une poêle chaude, légèrement huilée.
Cuire une face puis l'autre, réserver.

Vous allez obtenir une dizaine de galettes.

Chauffer le four à 80°C, placer chaque galette sur un bol retourné et laisser sécher au four pendant 25mn.

Pour la sauce vinaigrette, par personne:

2 cs d'huile d'olive
1/2 cc de vinaigre balsamique
20 g de Roquefort
poivre du moulin
(pas de sel, le Roquefort est assez salé)

Mélanger le tout.

Pour la salade :

De la salade...
Quelques cerneaux de noix
Des tomates cerises pour la décoration (Chance j'en ai dans le jardin)

Juste avant de servir, incorporez la sauce vinaigrette à la salade dans un cul de poule (Chez nous on dit que l'on "fatigue" la salade)

Disposez la salade dans les bols de galette, ajouter les noix et les tomates.

Et hop sur la table !

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 16:44


J'ai eut l'agréable surprise de recevoir la visite d'un de mes insectes préférés : un sphinx. Plus précisément un Moro sphinx (Macroglossum stellatarum).  Comme l'animal est très, très rapide mais peu farouche, j'en ai profité pour le mitrailler sous toutes les coutures alors qu'il butinait mon plumbago.
Ce curieux papillon recueille en vol le nectar des fleurs grâce à sa très longue trompe : elle fait la longueur de son corps. Là où les autres insectes ne peuvent rien butiner, il déguste à l'aise la précieuse substance.
Il est un des rares lépidoptères à savoir faire du sur place, et de fait il se pose très rarement.  On l'appelle d'ailleurs parfois le "papillon colibri" tant la ressemblance avec cet oiseau est grande.
Le battement de ses ailes est si rapide que l'oeil ne discerne qu'un nuage flou :
Il faut vraiment le saisir au flash pour pouvoir discerner le détail de ses ailes.
J'ai lu quelque part qu'il va migrer en Afrique du Nord à l'approche de l'hiver. C'est assez stupéfiant d'imaginer ce petit animal de quelques grammes franchir les Pyrénées, l'Espagne et le détroit de Gibraltar...
Allez, petite bestiole, à un de ces jours...





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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 16:10


J'ai envie de leur glisser une pièce dans la main et de leur souffler à l'oreille "Prenez et allez acheter du pain pour vos enfants. " Pourtant, ils sont bien portants, bien nourris, bronzés, ils respirent la santé et arborent même souvent un petit ventre rond.

En maillot, accompagné de leur progéniture, le couteau d'une main, le petit sceau rose barbie de l'autre, ils explorent les rochers du bord de l'Océan à marée basse.

Leur objectif est simple et sans arrrière pensée, déloger, casser, écraser, capturer tout ce qu'ils peuvent trouver de vivant, tout ce qui bouge ou ne bouge plus. Chapeau chinoix, bigorneaux, moules, huitres guère plus grosses que l''ongle du pouce, tout y passe. Ce que l'on ne peut déloger on le pulvérise et on passe au rocher suivant.

Mais que va faire cette famille de cinq enfants avec un seul petit crabe ridicule ? Une soupe ? Non, cela va se terminer par une longue agonie sur le sable...

Dans le petit quart d'heure où je suis resté adossé à ce rocher, huit pécheurs à pieds sont passés, nous sommes en Juillet que va t'il rester en Septembre ? Retrouverons nous demain le trou d'eau où les crevettes curieuses viennent nous chatouiller les orteils ?

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Didier Guillion - dans Humeur
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 16:09


Mon objectif était de trouver une recette de gâteau Basque qui se rapproche le plus de ce que j'ai eut la chance de déguster sur la côte.
De toutes les recettes "sérieuses" il se dégage des constantes : autant de beurre que de sucre travaillés longuement ensemble et une bonne nuit de repos.
Quelques longs débats ont lieu pour savoir si le gâteau original est fourré de confiture à la cerise ou à la crème. Comme c'est une préparation traditionnelle, il me semble plus logique que la confiture soit le bon choix : c'est le plus simple.

Il faut donc :


125g de beurre
125g de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé
2 oeufs
300g de farine
5g de levure chimique
50g de poudre d'amande
1 grosse pincée de sel
1 jaune d'oeuf pour la dorure

Pour la garniture :
250g de confiture de cerises noires.

La veille :
Laisser ramollir le beurre à température ambiante, le découper en petits morceaux et le travailler avec le sucre en poudre et le sucre vanillé, au fouet, jusqu'à ce que l'appareil soit bien mousseux.

Ajouter les oeufs.

Puis la farine tamisée avec le sel et la levure, ainsi que la poudre d'amande.

Mélanger à la cuillère.

Filmer et placer au réfrigérateur une nuit.

Le lendemain, mettre le four à préchauffer à 180°C.
Chemiser le fond d'un moule à manqué de 22cm de diamètre.

Diviser la pâte en deux et abaisser la première moitié au rouleau sur le plan de travail fariné.
 
En garnir le moule en faisant remonter la pâte de deux centimètre sur le bord.

Garnir avec la confiture.

Abaisser le reste de la pâte, recouvrir, et souder sur la partie inférieure.
 
Dorer avec un jaune d'oeuf mélangé avec une cuillère à café d'eau et une pincée de sel.
Strier à la fourchette.

Cuire 40mn à 180°C, laisser refroidir et démouler.

Miam !



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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:57

Une semaine de vacances bien méritée sur la côte Basque, près de Biarritz. Le pays Basque est vraiment magnifique. On y trouve encore des villages au bord de la mer qui ont su respecter leur environnement, ce n'est pas ici que l'on tombera sur des marinas bétonnées au raz des vagues...

Le plus stupéfiant, c'est la végétation. Les falaises verdoyantes plongent jusque dans l'océan. L'eau est chaude, le sable fin, les vagues plus que musclées, les commerçants sympathiques. Que dire de plus ?

Ah ! Si. Il faut que je dégotte une recette de gâteau Basque qui tienne la route... C'est trop bon !

 

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Didier Guillion - dans Humeur
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