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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:38

Voici une recette comme je les aime, simple et rapide à réaliser, agréable à regarder et délicieuse au palais. Cela fait une entrée "qui en jette".

C'est également une recette que vous pouvez faire avec vos enfants, s'ils aiment cuisiner.

Au passage, c'est une astuce dont j'use et abuse. Quand un de mes fistons se met à dire "Moi, j'aime pas l'avocat" (vous pouvez remplacer "avocat" par n'importe quel ingrédient, sauf les pâtes, bien sûr...), je recherche une recette simple avec de l'avocat et je lui fait faire de A à Z. Fier comme un pou de présenter son oeuvre à la famille, je peut vous dire qu'il va la manger !

Bon, trêve de digression.  

Pour quatre personnes, il vous faut :

- Quatre verres de 90 cc
- 80 g de saumon fumé
- 90 g de crème fraiche
- 90 g de ricotta
- 2 cs de jus de citron
- 1 avocat
- Aneth fraîche
- Ciboulette fraîche
- Poivre du moulin

La première étape est la plus difficile : il faut choisir de jolis verres. 

Bien sur, le goût sera le même dans des gobelets en plastique, mais en cuisine, j'aime bien déguster avec les yeux d'abord. Rien ne m'offusque plus, au restaurant, que de voir quelqu'un se précipiter pour engloutir un plat sans d'abord prendre le temps d'apprécier, les odeurs, les couleurs, les formes, toutes ces choses que le cuisinier lui offre.

Désolé pour l'aparté.

On y va :

Ecrasez l'avocat en purée avec une cuillère à soupe de jus de citron. Déposez délicatement cette purée au fond des verres.

Hachez finement les herbes.

Coupez le saumon en tout petits morceaux et incorporez le au mélange ricotta, crème fraîche, herbes, poivre et une cuillère à soupe de jus de citron. Déposez le mélange sur la purée d'avocat.

Décorez avec un carré de saumon et une petite branche d'aneth.

Placez le tout au réfrigérateur quelques heures avant de servir.

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 16:17
Il y a peu, après trois ans de recherches, nous avons enfin déniché la maison de nos rêves. 

Une vénérable Toulousaine toute en longueur, exposée plein sud avec un petit jardin. Ce que l'on appelle dans notre région une maraîchère. La bâtisse d'origine date de 1860 mais à été profondément modifiée en 1930 et 1950 plus pas mal d'inepties ont été commises en 1970 au nom du "modernisme".

La maison, bien qu'en bon état, nécessitait une refonte totale sur bien des points : électricité, chauffage, isolation. Le chantier a duré six mois.

Je me suis occupé de tous les travaux de démolition : nous avions décidé d'ouvrir des espaces, de réduire le nombre de pièces mais en les rendant plus vastes, d'agrandir des ouvertures prévues pour des nains...

Dans une chambre à l'étage, il y avait un placard bâtit en briques pleines. Le propriétaire précédent avait commencé des travaux un peu dans tous les sens avant de vendre, dépassé par l'ampleur de la tâche.

Le placard était à moitié démoli, mais il avait commencé du bas, ce que l'on ne fait jamais : un mur se détruit toujours par le haut, si on ne veut pas le recevoir sur la figure...

Je m'attelle donc à finir le travail, cela m'inquiète un peu : tout le haut du placard semble tenir par miracle, un genre de clef de voûte improbable. 

A peine j'y touche que tout s'écroule !  J'ai juste le temps de sauter de l'échafaudage et d'éviter la chute des briques.

Une fois la poussière dissipée, je me rends compte que ceux qui avaient construit le placard, dans les années cinquante, avait condamné l'étagère du haut et elle vient de réapparaître. Je passe la main par dessus et je sens sous mes doigts un petit objet. 

C'est une boîte à bijou ! 

Quand je la secoue, elle fait clock-clock. Emotion. 

Je l'ouvre, médaille de baptême, épingle à chapeau, médaillon, chaînes cassées... Je la prends en photo.

Rien de vraiment de valeur, c'est de la pacotille, mais ce sera notre trésor ! Le souvenir de ce chantier.


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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 14:31
Nous tournions dans de petites salles, un spectacle à deux acteurs quand un jour, mon comparse m'a demandé "Ca te dirait de faire une version 'rue' pour Aurillac ?" :

Pour moi, Aurillac, c'était le Cantal, les vaches, le fromage... Point. J'ai appris depuis que c'était aussi les parapluies (la capitale, quand on voit le climat on comprends), l'aligot, les truffades, les tripes, et le Festival de Théâtre de Rue. Celui ci à lieu la dernière semaine d'Août, chaque année.

J'ai dit "Ok, tant que l'on joue..."

Nous avons réduit notre spectacle d'une heure vingt à quarante cinq minutes et envoyé un dossier.

Il a été accepté. Nous savions que l'on allait jouer tous les jours de la semaine, mais ni quand, ni où...

On a calé le spectacle sur le nouveau format, on a répété, répété, et à la fin de l'été, nous avons chargé la voiture et filé sur Aurillac.

Déjà, la ville est superbe, nichée entre des collines d'un vert incroyable. Des petites rues, des placettes, appelées "cours" là bas. Et des vaches partout. Enfin, dans les champs autour, pas dans la ville, bien sur.

Arrivé sur place, l'impression d'être dans une fourmilière. L'accueil est impeccable, nous avons nos dates, nos heures, nous jouerons Cours de Noailles, quatre dates, du Mercredi au Samedi. Va falloir gérer sa voix, car on gueule pas mal dans ce spectacle. Un stock d'Euphon, de miel et de pastilles de menthe est constitué en prévision.

Première descente en ville pour repérer les lieux. Et première surprise, quand un piéton approche d'un passage clouté, les voitures s'arrêtent... Cela nous change de Toulouse !

Le premier jour, comme l'on ne joue qu'en fin d'après midi, on se promène un peu dans la ville. On en profite pour récupérer le programme de la journée. C'est de la folie. Imaginez une feuille de papier grande comme une carte Michelin, avec écrit tout fin près de 300 horaires de spectacles, il en démarre plusieurs toutes les cinq minutes. On en choisit quelques un au hasard. Saperlipopette ! Et en plus ils sont bons les gars ! 

Il y aussi des troupes qui occupent les rues avec des personnages gigantesques et des maquillages superbes. ( La photo, c'est "Le poulpe", un personnage sur échasses qui fait des bulles, vous trouverez d'autres photo ici) Personnellement, je commence à me sentir mal. Le trac arrive.

Et il y a les spectateurs habitués, qui viennent parfois de loin, les "festivaliers", en K-way, le siège pliable sous le bras, petit sac à dos avec les réserves d'eau, de bonnes chaussures de marche,  le programme à la main, ils savent où ils vont. Ils foncent. Leur planning est serré, il y a 12 spectacles à voir dans la journée. Parce qu'en plus, ce n'est pas du chaland ordinaire, c'est de l'habitué, de celui à qui on ne le fait pas, qui en a vu d'autre.

Tous les spectacles sont gratuits et on travaille '"au chapeau", les spectateurs donnent quelques pièces de monnaie si le spectacle leur a plu.

Aurillac, c'est vraiment unique, un étrange mélange de calme et d'effervescence. C'est à voir et encore mieux, à vivre.

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Didier Guillion - dans Humeur
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 13:17

On lit parfois dans les bouquins de cuisine, "les merveilles, parfois appelées oreillettes ou bugnes...". Halte là ! Objection votre honneur !

Comparer une oreillette à une bugne, c'est comme confondre un choux à la crème et un millefeuilles.

Quand j'était petit, ma grand-mère me faisait des oreillettes. De grands biscuits tout plats, rectangulaires, avec plein de grosses bulles croustillantes, saupoudrés de sucre. Ce genre de petits gateaux dont on est incapable de dire s'ils se conservent ou non, car ils sont liquidés dans la journée. 

Depuis plusieurs mois, je recherche la recette et j'essaie systématiquement toutes celles qui me semblent s'approcher de mes souvenirs.

Les bugnes, c'est excellent, mais aucun rapport...

Sur le site de Sartan83, j'ai déniché la semaine dernière une recette qui était presque la bonne, mais pas encore cela. Au passage cela m'a permis de découvrir son excellent blog, donc ce n'était pas inutile.

Mais hier, sur le site d'actu provence, je suis enfin tombé sur LA recette (très proche de celle de Sartan83 d'ailleurs) et je vous la livre...

Comme je suis un gros fainéant, j'en ai profité pour l'adapter à la machine à pain, si vous n'avez pas de MAP, le pétrissage à la main va s'imposer, comptez bien 20 mn...

 

Il faut, pour 24 oreillettes :

320 g de farine (je prends la T55 que j'utilise pour mon pain)

2 gros oeufs

40 g de sucre

2 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger

1 cuillère à soupe d' arôme citron (si vous utilisez de l'extrait quelques gouttes)

1 cuillère à soupe d' arôme vanille (si vous utilisez de l'extrait quelques gouttes)

1  pincée de sel

30 g de beurre

sucre glace.

 

Et oui, il n'y a pas de levure du tout, ce n'est pas un oubli et c'est même cela l'astuce...

Faire fondre le beurre et le laisser refroidir.

Le tout dans la MAP, et hop ! Programme "Pâte", 20 minutes de pétrissage et 1 heure de levée. Rectifiez éventuellement en ajoutant de la farine ou un peu d'eau, (mon TH est de 60), cela doit former une boule bien lisse et relativement ferme.

A la fin du programme, laissez encore 1 heure, soit 2 heure en tout de repos.

Si vous n'avez pas de MAP, pétrissage d'au moins 20 mn à la main, et repos de deux heures, au tiède, sous un torchon.

Abaissez la pâte très finement, moins d'un millimètre, au rouleau, sur le plan de travail fariné. Vous devez voir votre main à travers. (très important) 

Découpez des rectangles,

 et faites cuire à la friteuse à 180°, 45 secondes par face, jusqu'à ce que les oreillettes soient légèrement dorées. Procédez par petites quantités, 3-4 à la fois


Quand elles sont cuites, laissez les s'égoutter quelques minutes sur du papier absorbant.

Saupoudrez de sucre glace.

 

Les fistons sont en train de se régaler en ce moment, et le grand, la bouche pleine, a juste levé son pouce vers le haut. Bon signe. 

 

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 14:14

Si, de tous mes bouquins de cuisine je ne devait en garder qu'un ce serait celui-là : "La cuisine pour tous" de Ginette Mathiot. 
Elle y présente 2097 recettes au format de poche.
C'est plutôt orienté cuisine Française. L'auteur n'hésite pas à expliquer comment faire une omelette mais vous y trouverez aussi la recette de la Mouclade, des Gaudes et des Briclets. 

Quand je tombe sur une recette avec un nom incroyable, je ne me peut m' empêcher de l'essayer, d'où mes aventures avec le Gravelax...

Et puis, dans la conversation, c'est quand même plus marrant de dire, "Viens manger chez moi, je te ferait un Hochepot et un Syllabub en dessert", non ?

Même mon correcteur orthographique n'y retrouve pas ses octets.

Pourtant, il y a une recette que je ne pourrait sans doute jamais faire, et c'est dommage car son nom était déjà savoureux : "Les vieux garçons".  

A la fin, je cite : "Laisser cuire 20 mn à four chauffé avec des fagots de genêts, ce qui leur communique un parfum particulier."

Elle est où la position "fagots de genêts" sur mon four électrique Ginette ?

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 16:52

Nous jouions une pièce dans un vrai théâtre du centre ville. Pièce que nous avions écrit nous même. Ca s'appelait "Café Bouillu" .

Et quand je veut dire jouer, c'était quatre soirs par semaine, pendant trois semaines, dans un vrai théâtre. Tournée de pro.

Je situe, nous avions construit nous même les décors avec les moyens du bord. Cela se passait dans un bistrot.

Visualisez, une porte vers les appartements coté Jardin (à gauche), un accès simple à la cave du bistrot au centre, l'entrée coté Cour (à droite).

Les portes, c'est toujours une hantise quand on conçoit un décor de théâtre. Il faut étayer, lester avec des parpaings, ça doit fonctionner coûte que coûte.

Un soir, nous est arrivé le plus irrépressible fou rire que nous avons pu avoir sur scène.

Une actrice devait faire une sortie énergique par la porte de l'appartement. Et ce soir là, au lieu de pousser, elle a tiré sur la porte...

Quand elle s'est rendu compte de son erreur, elle a voulu pousser, mais là, trop tard ! 

Elle avait coincé la porte et était bloquée sur scène, incapable de faire sa sortie...

Gros moment de flottement. Elle s'énerve sur la porte. La secoue en répétant sa réplique finale.

Nous, dans les coulisses, nous nous précipitons, on essaie de débloquer la porte avec les moyens du bord. Rien à faire...

Le public commence à comprendre que quelque chose de pas très normal est en train d'arriver et les rires fusent. 

Sur scène, c'est la panique et un début de fou-rire difficilement contenu. Cela dure une minute, et je peut vous dire qu'en "temps théâtre" une minute c'est beaucoup plus que soixante secondes...

Dans les coulisses, nous on ne peut plus rien faire, on est couchés par terre, pliés de rire à s'en faire mal aux cotes.

Alors, l'acteur qui donnait la réplique à l'infortunée prisonnière, au bout de ses ressources, ne trouve rien de mieux à dire que "Passe par la cave !".

Hurlements de rire dans la salle.

Finalement, ce soir là, nous avons eut une "standing ovation".

C'est ça le théâtre, le "direct live" dans toute sa splendeur, la marche sur la corde raide, et quand les spectateurs ont la conscience de vivre quelque chose qu'ils comprennent être un événement unique, ça casse la baraque.

Le lendemain, nous avons renforcé la porte... Ce n'est plus jamais arrivé.

Jacky, Olivier, Sylvie, Séverine, Eric, Philippe, je suis sur que vous n'avez pas oublié...


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Didier Guillion - dans Humeur
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 15:52

Qu'est ce qui peut pousser un être raisonnable à subir le stress, travailler dur, répéter, répéter encore, pendant des mois, faire 400 km pour l'occasion, monter sur scène, mourir de trouille face à un public, être ébloui par les projecteurs, crever de chaud en costume cravate en plein mois d'Août, en redescendre épuisé, laminé, la voix cassée, des bleus inexplicables sur les bras et n'avoir qu'une envie, recommencer ?

Je n'en ai aucune idée. 

Moi, ce que je voulait faire, c'était dessiner des filles nues au fusain. 

Je me suis donc inscrit au cours de dessin du Centre Culturel le plus proche.

Il y avait aussi des cours de théâtre. Dans un Centre Culturel, on peut demander une séance d'essai gratuite. Un jour, poussé par une amie, j'y suis allé. Et tout est allé très vite. Pouf ! Dix huit ans ont passé. 

Une grande tranche de temps vibrante d'émotions.

Avec son cortège de troupes, de clans, de fortes gueules, de défections, de coups bas, de tonnes de parpaings déchargées à trois heures du matin sous la pluie, de décors, construits, montés, démontés, réparés, recyclés, de bon plans, de mauvais plans, des bides, des succès.

Et puis, surtout il y a les autres, ceux avec qui on partage cette émotion et qui deviennent plus que des amis : des partenaires de scène.

Les troupes se font, se défont, les gens s'en vont, on se perd de vue mais souvent on y repense. Quand le hasard nous fait nous croiser, on retrouve instantanément la complicité, on reprend presque la conversation là où on l'avait laissée. En fait, l'autre n'avait jamais été très loin. Les anecdotes connues de tous remontent, et on en rigole à nouveau.
"Tu te rappelle la fois où..." 

Ou alors, on ne dit rien, parce que c'est bien aussi.

Parfois, en classant des papiers, on retrouve une vieille photo découpée dans un journal local, et on se dit "Je me rappelle ce soir là".

Un peu de regret aussi. On se dit que c'était si fort ce que l'on vivait ensemble que l'on aurait du le savoir, qu'il fallait goûter cet instant avec plus de profondeur et ne pas seulement le vivre, le laisser filer.

Maintenant, je fais gaffe. J'apprécie, je déguste, je me pourlèche. 

Etre sur scène, c'est un des desserts de la vie, il faut le consommer lentement, avec attention et délectation...

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Didier Guillion - dans Humeur
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 17:52

Ce matin, sur la petite place, près de chez moi, il y a eut un accident. J'ai entendu le choc de loin, précédé par un violent bruit de freinage. J'arrive sur la place, une voiture est assez gravement abîmée. De petits bouts de plastique et de verre un peu partout. Les deux conducteurs, la trentaine chacun se font face. Je me dit "Aie Aie Aie, ça va dégénérer". Mais non, quelques mots échangés à voix basse et ils poussent ensemble la voiture en travers de la route qui ne peut plus rouler et bloque le passage. Je leur donne un coup de main. Ils me remercient.

Pas un mot déplacé, ils restent calme. Et je trouve cela magnifique. Ca ma donné la pêche pour toute la journée. Les gens sont humains quand ils le veulent.

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Didier Guillion - dans Humeur
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 15:54

 

Dans un coin de mon jardin, il y a un Prunus. C'est un Prunus énorme, je n'en ait jamais vu d'aussi imposant.

Depuis une semaine il est en fleur et il vronzine de milliers d'abeilles.

C'est la fin de la floraison : les premiers bourgeons des feuilles commencent à s'ouvrir.

Au début de l'été, il croule sous des prunes malheureusement immangeables. Elles tombent et forment un tapis gluant à l'odeur acide que l'on est obligé d'évacuer à la pelle.

Cette année je vais essayer d'en faire de la confiture, on verra bien.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 11:11

  gravelaxgeneral.jpg

Cette recette Suédoise de poisson cru mariné est superbe. D'une redoutable simplicité, le succès est garanti ! Cela donne une chair bien rose, moelleuse, tout le goût du saumon et rien d'autre.

Personnellement, je trouve cela même meilleur que le saumon fumé...

Je suis parti d'une version peu détaillée de la recette que j'ai fait valider par une mamie Suédoise. Gravelax (ou Gravlax), veut dire, "poisson oublié". Les Suédois enfouissait le saumon dans la neige avant de le déguster à la table de Noël.

Le poisson est "cuit" dans un mélange de sel et de sucre pendant trois jours. Le sucre peut sembler étonnant mais sa présence est primordiale : c'est le sucre qui empêche le sel de trop entrer dans la chair du saumon. 

Cependant, quelques bémols : pas question de faire un gravelax en petite quantité. Il faut au minimum 1kg de saumon. C'est pour un repas de fête. 

Ensuite, comme tout recette à base de poisson cru, des précautions sont à prendre.

Si vous choisissez un filet de saumon frais, vous devez impérativement le congeler au minimum 72h à -20°C, cela tue d'éventuel parasites et en plus c'est la réglementation pour tout poisson servi cru. Le dégeler au réfrigérateur avant de le travailler.
Vérifiez la température de votre réfrigérateur pour la marinade : de 1 à 4°C, pas de blague avec cela et n'oubliez pas la petite dose d'alcool qui joue un rôle bactéricide. Rassurez vous pour les plus jeunes, l'alcool ce sera complètement évaporé à la fin.
Les Suédois proposent une sauce spéciale, à base de moutarde, pour accompagner le saumon. Je trouve que cela masque complètement les saveurs et je préfère une sauce plus neutre avec crème fraîche, sel, poivre, jus de citron. Des petits blinis bien chaud à coté, et vos invités seront conquis !
Une fois la marinade terminée, le saumon peut se conserver encore quelques jours. 

Préparation : 15 min + 36h-48h de marinade

Cuisson : 0
Difficulté : Très facile
Coût : Economique (surtout si on compare avec le saumon fumé... )

Ingrédients (pour 10-12 personnes) :
    

- 1 à 1,5 kg de filet de saumon frais (avec la peau)
- 4 cuillères à soupe de gros sel 
- 2 cuillères à soupe de sucre en boule (ou de sucre en poudre)
- 1 cc pointue de poivre concassé
- 20 g d'aneth frais
- un petit verre d'alcool fort, genre Vodka

Matériel :

- Un grand plat assez profond.
- Une planchette de la dimension du plat
- Un poids d'au moins 3 Kg, genre grosse pierre.

Préparation :

Découper le saumon en deux, au raz de l'arète centrale.
Retirer l'arète centrale.
 

Passer le doigt sur les filets, on sent les arêtes, les retirer à l'aide d'une paire de ciseaux.
 

Essuyer le saumon avec du papier absorbant. 

Mélanger sel + sucre + poivre. 
 

Hacher menu l'aneth.
Dans un grand plat, mettre une grande feuille de film étirable de deux fois la longueur du plat. 
 

Si on a un seul filet, le couper en deux parts égales.

Saupoudrer le fond du plat avec un tiers du mélange sucre+sel+poivre.
Poser le saumon coté peau en dessous, saupoudrer avec un autre tiers du mélange plus l'aneth.
Verser l'alcool.

Placer la deuxième partie du saumon, peau en dessus, mais tête bêche de manière à avoir une épaisseur la plus constante possible. On se retrouve donc avec chair contre chair.
Saupoudrer avec le dernier tiers du mélange.
Rabattre le film étirable pour former un paquet bien serré. 
Placer la planchette sur le paquet, puis le poids sur la planchette.

Laisser mariner 2 jours au réfrigérateur, en retournant le poisson toutes les 12 heures environ et en éliminant l'eau rendue.

Essuyer le saumon avec du papier absorbant pour ôter le sel ou plus simplement, le rincer rapidement et le sécher dans un torchon, puis découper le saumon en fines lamelles de 3 à 4 mm. (comme pour un carpaccio).

gravelaxdecoupe

Déguster nature ou avec une sauce crème fraîche+sel+citron, accompagné de petits blinis.

 

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